Comment bien commencer l’année version Sorcière Frugale *sarcasme*

31 décembre, c’est le réveillon chez des amis. Moi et mon fiancé passons une excellente soirée, qui s’est étirée jusqu’à 5 heure du matin. C’est bien parce que c’est juste une fois par année et probablement notre dernier réveillon entre amis (les enfants commenceront probablement à faire leur apparition en 2018) qu’on a fait les fous et qu’on s’est couchés à 6h du matin.

J’avais un souper des Fêtes chez mon père le 1er au soir. Je vois rarement ma famille et j’attendais avec impatience cette soirée! Donc, après un petit dodo de 6h et la pensée que le retour au travail sera difficile le lendemain, on se prépare pour notre soirée.

Je propose de conduire, les conditions de route sont pas si pires pour notre trajet vers la rive-nord de Montréal. Il faut savoir que je conduis comme une tortue, à 80-90 km/h et ce, toujours dans la voie de droite. Conduire comme une grand-mère me permet d’économiser sur l’essence et de ne pas stresser.

Sur l’autoroute, je remarque au loin les gyrophares d’une voiture de police. Je me déplace dans la voie du milieu et me prépare à ralentir. Les voyeurs qui veulent voir l’accident qui vient de se passer ralentissent tellement, que je dois m’immobiliser.

C’est alors que je remarque que la voiture en arrière de moi ne semble pas ralentir, ou du moins, pas assez rapidement.  Je vois la torpille arriver et ne peut réagir. Je cris d’impuissance et la voiture vient me frapper à l’arrière. C’est un choc.

Ce que je n’avais pas prévu, c’est qu’un deuxième conducteur vienne nous percuter et ce, beaucoup plus violemment. L’impact est tellement fort que je rentre dans la voiture en avant de moi.

L’adrénaline et la peur me figent, les larmes me piquent les yeux. Mon conjoint, habitué à réagir en cas d’urgence, m’intime de me ranger sur le côté. Ce que je réussis à faire. Lui sort déjà dehors pour vérifier s’il y a des blessés et pour mettre tout le monde en sécurité. Je reste seule à gémir et finalement je reprends le dessus sur moi-même. Vite vite, personne n’est blessé gravement et c’est ça l’important.

Je sors pour constater les dégâts. Ma pauvre Corolla a totalement été emboutie à l’arrière et l’avant n’est pas en meilleur état. On pense peut-être à une perte totale.

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Je ressens une douleur au cou et dans le dos. On ne préfère pas prendre de chance et je me rend à l’hôpital en ambulance. Au lieu de passer ma soirée à fêter et complimenter mon père sur son excellente cuisine, je dois rester à plat dans une civière, avec le collet cervical inconfortable.

Je me répète que ça pourrait être pire. Qu’on pourrait être blessés plus gravement. Je remercie le ciel de ne pas avoir amené notre chien, qui aurait pu être blessée dans l’accident ou pire. Mon fiancé réussit à me faire rire et rendre l’attente moins longue en attendant de voir le résultat des radiographies. Finalement, quelques heures plus tard, je n’ai rien de cassé mais je m’attends à des courbatures sévère, je peux rentrer à la maison!

Au moment où j’écris ces lignes, j’ai encore de bonnes douleurs mais rien de grave. Les anti-inflammatoires font leur travail et je devrais être en mesure de reprendre le boulot bientôt. Par contre, je suis inquiète pour ma voiture, je dois m’attendre à des nouvelles la semaine prochaine.

Si ma voiture est effectivement une perte totale et que mes assurances remboursent la valeur du véhicule, j’hésite à m’acheter quelque chose qui vaut un peu moins, afin d’éviter de m’endetter plus encore. Ou louer une voiture en attendant le printemps; mon conjoint s’achète une voiture électrique en mars-avril et pourrait me léguer sa Civic 2007. Elle fait dur un peu mais puisque je ferais moins de 10 000 km/an avec, ça serait parfait.

Enfin, à suivre.. Mais belle façon de commencer 2018…….

 

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Le hashtag #metoo

Depuis quelques semaines, ça brasse dans les médiaux sociaux. Autant sur la scène internationale, qu’ici au Québec.

De voir tous les  #metoo,  #moiaussi sortir, ça surprends. Ça me met mal à l’aise. De voir qu’autant de filles/gars ont souffert et que c’est encore un fléau parmi nous.

Je suis du genre antisociale, ermite, qui sort très peu. Si je sort, c’est souvent entre couple, où il y a des hommes dans le groupe et je ne me suis jamais fait harcelé depuis des années.. Sauf une fois quand un gars ivre en a profité que mon conjoint aille nous chercher des drinks pour me faire des avances déplacées.. Bleh.

Donc, quand on est avec des hommes, on est protégées. Sinon, non.

Combien de fois j’ai tenu ma clé entre mes mains, prête à l’attaque lorsque je me promène dans les rues de Montréal; mon emploi me fait terminer vers 23h00 et je ne me sens pas 100% à l’aise seule.

Combien de fois je me suis fait agripper le derrière sans mon consentement, lorsque je sortais dans les bars bondés et que je ne pouvais trouver le coupable.

Combien de fois j’ai été approchée par des rapaces, lorsque j’étais un peu saoule, alors que je suis plus vulnérable; personne vient me voir si je n’ai pas les facultés affaiblies. J’ai souvent un caractère assez fort même après 2-3 verres dans le nez pour repousser les avances. Mais ça, c’est parce que c’est dans un endroit public..

C’est facile se défendre quand on ne connait pas l’agresseur, quand c’est le contraire par contre..

Comme les fois où j’ai dit à un gars qu’il me faisait mal, d’y aller plus doucement.. Puis que celui-ci me dise « ben oui », s’en contrefout et continue sa petite affaire. Plusieurs fois. Jusqu’à temps que je finisse par m’en aller de cette relation parce que j’en avais la force et le choix, ce que plusieurs n’ont pas.

Ou la fois, qu’adolescente, un employé de mon école que je considérais mon ami, en a profité pendant que j’étais seule pour me demander la couleur de mes sous-vêtements. Quelqu’un qui avait au moins le double de mon âge, le double d’expérience et qui a profité de mon innocence. Estomaquée par cette question, honteuse, j’en ai jamais parlé à un adulte. J’ai évité cette personne le reste de ma scolarité mais aujourd’hui, des années plus tard, je me demande s’il y a eu d’autres victimes et surtout, s’il a fait pire.

C’est pas normal d’avoir peur quand tu date un nouveau gars, de te demander s’il va te respecter ou pas. S’il comprends ce qu’un consentement veut dire. Puis d’être soulagée quand t’en as finalement trouvé un bon. Ça ne devrait pas exister ce genre de pensées.

On a fait un bout de chemin, mais clairement avec tout ce qui se passe, il en reste beaucoup à faire.

Sorcière frugale et le syndrome de l’écureuil

Je ne sais pas pourquoi, mais je dois me rendre à l’évidence: chaque automne, j’ai le syndrome de l’écureuil. C’est-à-dire que je stocke de la nourriture à outre-mesure dans le congélo, le frigo et le garde-manger.

Depuis que j’ai déménagé dans ma maison et que la taille du garde-manger s’est agrandie, le problème est devenu sérieux. J’achète, j’achète, plus que je peux consommer en ayant les yeux plus gros que le ventre. Constat? Mes armoires sont pleines à craquer, tout comme certains garde-robes au sous-sol que j’utilise pour entreposer des légumes comme des pommes de terre.

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Le risque de perdre des aliments est grand et je dépense de l’argent pour rien. Mon problème réside souvent dans le fait que j’oublie que j’ai autant de nourriture chez moi et que je continue à chasser les bons deals à l’épicerie. Avoir un potager ne m’a pas du tout aidé car malgré mes efforts je me retrouve parfois avec une explosion de légumes que je n’arrive pas à manger à temps !

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Ma dernière commande chez Nousrire fut la goutte qui a fait débordé le vase. Je n’avais pas assez de sacs ou de pots pour ranger ma commande à la maison! Depuis quelques semaine, il ne me restait plus de noix ou de graines, donc j’en avais acheté ce qui était raisonnable.. Mais il me reste encore tellement de trucs des dernières commandes que je dois me rendre à l’évidence: j’ai un problème qui doit se régler.

Pour les fruits et légumes, je suis moins pire qu’avant, mais je manque encore de rigueur. Quand je trouve un légume moisi dans le fond du frigo, j’ai la pensée magique que c’est pas si grave que ça, que je le mets au compost et au final je le réutilise en engrais. C’est quand même de l’argent que je viens de jeter par les fenêtres et une preuve que j’achète trop.

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Le défi des prochaines semaines…

Afin de libérer un peu de place dans mes armoires, d’éviter de perdre de la nourriture et de l’argent, je vais essayer quelques trucs:

1- Aller vérifier le fond du garde-manger, car c’est souvent là que je trouve des ingrédients oubliés depuis belle lurette. Les utiliser en premier pour des recettes.

2- Faire la planification des repas à chaque semaine, en regardant en PREMIER ce que j’ai à la maison, au lieu de planifier avec les rabais d’épicerie comme je le faisais avant.

3- Avoir un budget pour l’épicerie de 20$* par semaine maximum, pour des denrées fraîches que je consomme avec un bon roulement, comme des bananes et du tofu, j’en manque toujours !

4- Acheter raisonnablement à la prochaine commande Nousrire en décembre. S’il me reste 1 kg de riz, j’en achète pas 2 kg en pensant que je vais réussir à tout passer.

* Depuis que je suis pratiquement 100% végétalienne à la maison, moi et mon conjoint avons décidé de faire un peu plus de nos propres épiceries individuelles. Lui est raisonnable et n’achète que ce qu’il mange.. Moi je continue à acheter des 15 lbs de carottes en pensant qu’il va en manger autant que moi.. Erreur ;). Le 20$ est donc seulement pour ma propre personne.

Et vous, avez vous le syndrome de l’écureuil?